Sous les branches profondes
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Te souviens tu du loin, du très loin, du si loin qui ne reviendra pas. Te souviens tu du silence des mots, du bruit des pas feutrés, avancés, glissés sur nos songes d'enfant. Du son desaccordées de l'ouverture des volets. Te souviens tu, alors, du rayon de lumiere carressant nos paupières d'argent. Ainsi, nous étions réveillés, à l'ombre du monde, sous les branches profondes de la personne aimée, qui doucement s'en allait. |